Sabre des Grenadiers à Cheval de la Garde Impériale du deuxième modèle.
Garde à palmette frappée sur le dessus du plateau du poinçon AC dans un cercle de l'Inspecteur Antoine Chapelle à Verssailles de 02/1805 à 10/1809, du poinçon JC dans un ovale de Jean Cazamajou, contrôleur à partir de 01/1809, ainsi que de la barrette de Versailles. Le plateau porte une réparation d'époque presqu'invisible. Le dessous du plateau porte les marques des fondeurs. 
Poignée de cuir à filigrane tressé. Calotte portant le poinçon de Cazamajou. Les différentes pièces de la garde sont également frappées du V de vérification.
Lame à la Montmorency marquée au dos "Mture Imple du Klingenthal Coulaux Frères", portant le poinçon C de l'Inspecteur Nicolas Cherrer, en poste à Klingenthal de juin 1807 à novembre 1808 et le poinçon M de J-Jacques Mouton, Contrôleur de 1ère classe jusqu'à février 1809.
Le fourreau de laiton comporte les deux attelles consolidées de deux bagues de renfort rivetées. Le fourreau et les bagues sont tous poinçonnés du J.C dans un ovale de Jean Cazamajou. Cette arme, en bon état, est dans une belle patine, et tous ses marquages sont cohérents. La lame forgée fin 1808 à Klingenthal a été montée début 1809 à Versailles.
N.B : les lames furent gravées Manufacture Impériale à partir du 31 janvier 1806. La palmette ajourée disparut vers 1807.

VENDU

Sabre des Marins de la Garde Impériale. Large lame à forte courbure et simple pan creux, gravée des deux côtés "Garde Impériale" entre deux ancres dans un cartouche entouré de cordages. Poinçon de DUC sur le dessus de la branche de garde derrière la poignée. Oreillon en forme d’écusson, gravé d’une ancre côté garde. Calotte en forme de boule à courte queue. Poignée recouverte de cuir noir filigrané d'un simple fil de laiton. Fourreau de cuir noir sans alèses à trois fortes garnitures de laiton. Dard du même métal. Les marins de la Garde étaient surnommés les hussards de la marine en raison de la forme de leur sabre et de leur uniforme.

Duc : fourbisseur de la Garde Impériale, qui se situait au n° 251 de la rue St Honoré à Paris.

VENDU

Sabre de récompense de la période Directoire, pouvant être considéré comme tel, bien qu'il ne soit pas attribué. Garde dorée à une branche arrondie décorée d'un casque et de feuilles d'acanthe, joignant la croisière, décorée de frises, à angle droit. Quillon droit en forme de pointe. Oreillon rond sculpté d'une tête de Méduse. Calotte à plateau, gravée de volutes, à base artistiquement découpée. Poignée entièrement filigranée de fils d'argent de différents diamètres, alternant simples fils torsadés et chevrons. Lame courbe à un pan creux gravée de trophées et de motifs floraux, ayant conservé des traces de bleui en sa partie supérieure. Fourreau constitué d'un fut de bois recouvert de chagrin noir à deux garnitures. Chape et très longue bouterolle dorées découpées en pointe. Bracelets de bélière plats. Dard assymétrique en acier. Ce sabre a conservé une grande partie de sa dorure. Il est présenté avec sa dragonne en fils d'or légèrement oxydés.

Prix : 8500 €

Sabre d'officier de hussards de la période Directoire, "au hussard chargeant". Garde à la hongroise, à une branche arrondie joignant la croisière à angle droit. Calotte à longue queue. Oreillons allongés. Poignée gainée de cuir filigrané d'une double torsade de fils d'argent formant chevrons. Lame courbe à un pan creux et très fort contre tranchant, gravée sur les deux faces de trophées d'armes, du hussard chargeant et de la mention "Vivat hussar" (sic) dans une banderole. Le fourreau est constitué d'un fût de bois recouvert de cuir à deux garnitures de laiton décorées au trait à bords festonnés et renforcé par des atèles joignant les deux garnitures. Dard en acier. Ce sabre est caractéristique des hussards et de la période Directoire.

VENDU

Glaive de sapeur d’infanterie du 1er Empire à tête de coq hurlant. Le coq était le symbole de la vigilance, attribué en tant que tel aux sapeurs en charge de la construction et de la protection des campements. La croisière rectangulaire est ornée d’une tête de lion. Les quillons symétriques sont droits et terminés en têtes de chien. Le dos de la lame est gravé Manfre Imperiale du Klingentahal Juillet (ou Février) 1811, en partie effacé. La lame à simple pan creux n’est pas réceptionnée, comme souvent, puisqu’il s’agit de fabrications commerciales pour des commandes régimentaires privées. Le fourreau est en cuir noir épais sans alèses. Les garnitures sont de laiton. Le bouton de chape est à base losangée comme sur les briquets d'infanterie de la Vieille Garde Impériale. Accident à la crête du coq.

Prix : 2900 €

Sabre pour les Cavaliers et les Dragons, dit Arco, héritier du Mle 1783, fabriqué sous la Révolution à partir de 1792. Poignée de cuir filigranée de fil de laiton torsadé, calotte à courte queue. Monture de laiton à branches en ruban, décorée du faisceau de licteur surmonté du bonnet phrygien, venu de fonte. Le plateau porte la barrette du fourbisseur Dumont et le poinçon au coq. La lame est à double pan creux, à pointe dans le prolongement du dos. Elle est poinçonnée du faisceau de licteur utilisé par la Manufacture de Klingenthal. Le poinçon au coq et le faisceau de licteur ont été utilisés par l'administration de la guerre de 1793 à 1799.
Le fourreau de cuir verni à trois garnitures de laiton est du Modèle An IX, reconnaissable au large bouton plat de la bouterolle. La pointe dans le prolongement du dos et le fourreau à deux anneaux de bélières plaident pour une attribution aux Dragons. Ce sabre est caractéristique de la période révolutionnaire. Il est en parfait état et dans une belle patine.

VENDU