Très rare fusil de marine Modèle An IX. Il ne s'agit pas d'un fusil de dragon, dont la grenadière à double bande aurait été remplacée par une grenadière en laiton.

Ce fusil correspond en tous points aux états de fabrication de l'an IX (cf Boudriot) et en a toutes les caractéristiques : longueur du canon de 1,417 m, queue de culasse marquée An IX, toutes les garnitures en laiton sauf sous garde et plaque de couche, même poinçon sur capucine, grenadière et embouchoir. Les tables de fabrication précisent "grenadière placée de manière, que son bord inférieur soit distant du bord supérieur de la capucine de 11 pouces 3lignes, soit 0,304 m", ce qui est bien le cas de l'arme présentée.

Pan gauche du canon daté 1810 et poinçonné du B de Blachon (contrôleur 1er ventôse an VI – 12 septembre 1812) et du C de l’inspecteur Colomb en poste jusqu'en 1811. Pan droit gravé EF pour Empire Français.

Platine gravée Manuf Imp de St Etienne et poinçonnée du S dans un losange du contrôleur des platines Stelen.

Toutes les garnitures sont poinçonnées du H étoilé du contrôleur Hardy.

Le macaron de crosse comporte la cheville gravée EF. Il est daté d'Août 1810 et porte la lettre B du contrôleur Blachon. 

Cette arme est dans un état exceptionnel. La patine du bois est superbe et tous les poinçons sont très frais.

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Mousqueton de Cavalerie Modèle An IX du premier type de la manufacture de Maubeuge, caractérisé par la sous-garde entièrement en laiton et les battants de bretelle sans rosette.
Platine marquée Maubeuge Mafre Nale en lettres cursives, poinçon M de May Louis-François, contrôleur à Maubeuge de 1793 à 1808.
Queue de culasse marquée M an 9 en lettres cursives.
Canon : pan gauche daté Xe pour an X et poinçonné du M du contrôleur May, pan droit marqué R.F.
Toutes les garnitures poinçonnées du M de May. Têtes de vis numérotées.
Bois : macaron de crosse daté N AN X, pour Nivose an X, cheville R.F.
Ce mousqueton du 1er type est rare, surtout dans cet état, car modifié dès l’an XI.

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Pistolet de Cavalerie Modèle An XIII. Platine signée Maubeuge Manuf Imple, poinçon D.B de Daniel Bouissavy dans un ovale (1er contrôleur à Maubeuge à partir d’avril 1808 ). Queue de culasse marquée M AN 13 en lettres cursives. Canon, pan gauche, daté B (de Bouissavy) 1813. Canon, pan droit, frappé E.F (Empire Français), surmonté du S de l’inspecteur Jean-Baptiste Schouller (inspecteur à Maubeuge à partir de mars 1811). Toutes les garnitures, sont poinçonnées du D surmonté d'une couronne du réviseur Nicolas Darcantel en poste à partir de 1808 et du D surmonté d'une croix de Philippe Delmotte contrôleur à partir de 1808. La baguette est poinçonnée G.B. Le côté droit de la crosse porte le monogramme DB en lettres cursives entrelacées de Daniel Bouissavy. Côté contre-platine le bois porte le cachet daté J.1 (pour Juin) 1813. Autour des lettres EF pour Empire Français, figurent aussi les initiales D.B de Daniel Bouissavy et l'initiale de l’inspecteur. Le bois est encore frappé du B à l’écu caractéristique de Bouissavy. Ce pistolet présente une très belle patine et des marquages de bois d'une netteté exceptionnelle. Parfait état de fonctionnement.

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Fusil de voltigeur Modèle 1822 Tbis. 

Platine gravée Mre Rle de Mutzig, poinçonnée du W étoilé dans un ovale du platineur Joseph Wilquet (1835 - 1844).

Queue de culasse gravée Mle 1822 T Bis. Pan droit du canon daté 1839 et marqué MR pour Manufacture Royale.

Pan gauche marqué C de 18 (pour "calibre de 18"), L.  Il porte la mention E12 et un poinçon illisible.

Toutes les garnitures portent les mêmes poinçons. Les têtes de vis sont numérotées.

Nombreux marquages de bois. Le macaron de crosse porte la date de 9bre (pour novembre) 1839, date de sa sortie de manufacture, le C du contrôleur Charlier et le L de l'inspecteur Labeaume.

On retrouve en outre la mention Mutzig et le C couronné du contrôleur correspondant à la transformation à percussion (vers 1840) et la mention Châtellerault, où a été effectuée la mise en rayures du canon (vers 1860).

Ces marquages de bois sont d'une superbe netteté et constituent le véritable livre d'histoire d'une arme, qui a traversé une grande partie du 19ème siècle et a suivi l'évolution technologique du temps.

Prix : 1250 €

 

Rare revolver d'officier Modèle 1874 de Marine, de la manufacture d'armes de St Etienne, construit à seulement 1566 exemplaires entre 1878 et 1885. Celui-ci fait partie des 250 fabriqués en 1885. Il porte le numéro 1452 reporté sur toutes les pièces et l'abréviation 052 sur les têtes de vis.

L'arme est en parfait état mécanique, elle présente les mises en couleur réglementaires. Le barillet est bien indexé. L'intérieur du canon est correct.

Pan droit du canon marqué S 1885, pan gauche portant le R dans un cercle du Colonel Robert, Directeur de la manufacture de 1882 à 1891, et le T dans un cercle de l'aciérie de Thionville.

Tous les marquages correspondent exactement au modèle de marine : dessus du canon gravé Mle 1874 M, barillet portant la lettre M de la modification pour l'alésage à 12 mm de la cartouche de marine, calotte frappée de l'ancre.

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Pistolet de Cavalerie Modèle 1822 Tbis construit neuf, né à percussion et rayé d’origine.

Platine gravée Mre Impale de St Etienne, poinçonnée d’un B étoilé dans un losange.

L’intérieur de la platine est en parfait état. Toutes les pièces, ainsi que les têtes de vis portent le même repère de montage : 11. Bride de noix et gâchette sont encore bleuies.

Canon, côté droit daté S.1861 pour St Etienne et marqué MI pour Manufacture Impériale.

Côté gauche portant le très rare marquage C de 17,7 N, pour calibre de 17,7 rayé neuf (ce qui correspond aux fabrications tardives de 1861 et 1862). Il porte le B dans un cercle du directeur Briand, en poste de 1856 à 1862, et le F dans un cercle du contrôleur général principal Favarcq (1849 1861). Le dessous du canon et les pans comportent dans des losanges les poinçons des contrôleurs, ainsi que différents chiffres et lettres des bancs d’épreuve et de forge.

Côté contre-platine, figurent le nom du crossier, Jourjon.G.J et le macaron de réception. Encerclant les lettres MI (pour Manufacture Impériale), le macaron est daté JANVIER 1862 et porte, dans l’ordre les lettres B du directeur Briand, le S de St Etienne et le D du contrôleur. Ce même D couronné est frappé à côté du macaron. Enfin, on y retrouve le chiffre 8, également reporté sur la tranche de la platine près de la cheminée.

Toutes les garnitures sont poinçonnées R et B ou R et G dans des cercles. La baguette est poinçonnée et matriculée 328.

Ce pistolet est né à cheval sur 1861 et 1862, il n’a subi aucune transformation, ce qui est rare.

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