Rarissime mousqueton à tringle du Mle 1774, probablement de hussard.

Platine à corps rond gravée "Manufacture de St Etienne" et poinçonnée du HB sous couronne d'Honoré Blanc, contrôleur des platines à St Etienne de 1763 à 1774 et plus largement pionnier de l'interchangeabilité des pièces. Bassinet en fer à pare-feu, chien rond à espalet, pied de batterie retroussé.

Canon rond portant deux pans au tonnerre, poinçonné des palmes du banc d'épreuve de St Etienne surmontées d'une fleur de lys et d'une couronne daté 74 pour 1774. Queue de culasse gravée 1774.

Le fût est en noyer. Côté contre-platine la crosse porte les marques de réception de l'arme finie. H B du contrôleur sous fleur de lys, surmonté des initiales de l'inspecteur sous couronne.

Toutes les garnitures sont en laiton et poinçonnées BF. La contre-platine est à corps rond. La grenadière est à double bande retenue par un ressort à pivot. L'embouchoir également retenu par un ressort à pivot comporte un bec très prononcé. La tringle est maintenue par une vis sur la capucine et par la vis arrière de la contre platine. La baguette est à tête de clou.

Ce mousqueton est en excellent état pour son âge et dans une très belle patine. Le bois a conservé son grain. Les marquages restent très frais.

Longueur : 114 cms

Prix : 4200 €

Il s'agit d'une éprouvette de manufacture, qui est donc calibrée règlementairement.

Elle est montée à partir d'un bois de pistolet de gendarmerie Modèle An IX. Calotte, sous-garde, platine, contre-platine sont identiques à ce pistolet. La platine est gravée Maubeuge Mafre Nle, pour Manufacture Nationale. Platine et sous-garde sont poinçonnées du M de May Louis-François, contrôleur à Maubeuge de 1793 à 1808.

Le mécanisme de l'appareil est relativement simple. Un logement permet de charger la poudre à tester. Ce logement est ensuite obturé par la base d'un levier relié à une roue crantée. L'explosion de la poudre repousse le levier et fait tourner la roue crantée retenue par un fort ressort taré de telle sorte qu'il s'oppose à la force engendrée par l'explosion. Une graduation de la roue permet de mesurer la force de l'explosion et donc la puissance détonante de la poudre.

Cet objet est en excellent état. Il est rare car issu de manufacture.

VENDU

Rare paire de pistolets d'Officier Général du Modèle Vendémiaire An 12 par Nicolas Noël Boutet, Directeur Artiste de la Manufacture de Versailles.

Ils sont conformes dans leur physionomie au texte du règlement, mais certains détails montrent que cette paire était destinée à un haut personnage. La calotte en argent habituellement gravée d'une tête de méduse est là remplacée par la tête de Jupiter sur fond de soleil rayonnant. Le canon habituellement bronzé est bleui. Les vis et autres éléments sont beaucoup plus ouvragés. 

Cela donne à ces pistolets un aspect d'ensemble de très haute qualité.

Canon à pans, octogonal, légèrement tromblonné à la bouche à rayures cheveux. Calibre de 18 à la livre. Il est bleui et décoré d'une frise dorée au tonnerre. Gravé sur les deux pans latéraux supérieurs des mentions "Boutet Directeur Artiste" sur l'un et "Manufacture à Versailles" sur l'autre. Le pan supérieur porte les deux poinçons à fond doré de Nicolas Boutet, l'un en forme de barrette, correspondant à la période 1800-1804, l'autre de forme hexagonale correspondant à la période 1805-1814. Il aurait donc été produit à cheval sur ces deux périodes. Les pans latéraux supérieurs portent aussi le poinçon d'épreuve de Liège et le poinçon de Leclerc. La culasse faisant également office de hausse est polie glace. Ce canon est fixé par clavette à la monture. Versailles faisait fabriquer les canons rayés de ses armes de luxe et de ses carabines à Liège, seule équipée, alors, des machines nécessaires à la mise en rayure des canons. 

Les platines à corps plat sont d'acier poli. Les chiens sont à col de cygne. Les vis, le grand ressort, le bassinet sont très travaillés et, comme déjà dit, témoignent d'un luxe particulier.

La monture à fût long est de noyer choisi. La crosse est très finement quadrillée. La forme très pentue de la crosse est l'une des caractéristiques des productions de Versailles.........

 

.......Toutes les garnitures sont en acier poli glace, de même que la baguette, à l'exception de la calotte qui est en argent.

Les pistolets d'Officier Généraux sont des armes de fabrication civile, bien que faisant l'objet du règlement de Vendémiaire, permettant de les qualifier d'armes réglementaires. Elles ont été produites par différents arquebusiers de renom, tels que Lepage ou Pirmet. Mais les plus prestigieuses, sans conteste, sont les fabrications de Boutet.

Nicolas Noël BOUTET (1761-1833) : arquebusier du Roy, puis Directeur de la Manufacture de Versailles, de l'An II à 1818. Il produisait des armes blanches et à feu, surtout celles de récompense, d'honneur et de grand luxe. Il acquit une immense renommée internationale pour la qualité d'exécution et l'originalité de sa production. Il ouvrit à Paris un dépôt de la Manufacture, au 136 rue de la Loi (rue de Richelieu) en l'an XI, puis au 87 rue de Richelieu en 1807. Il essuya de graves revers financiers à la Restauration, et il se retrouva arquebusier privé, au 23 rue des Filles Saint-Thomas, de 1823 à 1831. Il eut un fils, Pierre Nicolas (1786-1816), qui fut brièvement associé à son activité ; c'est pourquoi des armes de l'entreprise Boutet portent la signature BOUTET & FILS.

Règlement du 1er Vendémiaire An 12 : il est publié chez Magimel, libraire pour l'art militaire, quai des Augustins N° 73. Il décrit de façon extrêmement précise l'uniforme et les équipements des Officiers Généraux et des nombreux membres des  Etats-Majors. Il comporte des planches gravées par Adam d'une remarquable finesse. Au chapitre des pistolets des Généraux, le règlement est on ne peut plus succinct et laisse de la liberté aux fabricants et aux commanditaires : il est dit "Les pistolets seront de calibre; le canon et toutes les garnitures en fer bronzé excepté la culasse de la crosse qui sera en argent, et ornée d'une tête de Méduse".

Prix : Sur demande

Typique paire de pistolets de poche d'officier de marine. 

Canon en bronze à pans au tonnerre, puis ronds, présentant un bourrelet à la bouche. Culasse en acier poli.

Platines à corps rond en acier poli. Chien à col de cygne. Gravées l'une "Dauphiné", l'autre "à Tulle".

Crosse à fut court en noyer verni, incrustée de fils d'argent.

Garnitures en acier poli.

Cette paire est en excellent état.

VENDU

Revolver Lefaucheux Modèle 1870 de marine. Il s'agit d'une fabrication civile du célèbre 1870 de marine, premier modèle à percussion centrale fabriqué par Eugène Lefaucheux en 1868 et qui fut adopté par la marine en 1870, d'où son nom.

C'est une arme à six coups de calibre 11mm à percussion centrale, à finition polie blanc et plaquettes de crosse en noyer rouge verni.
Canon cylindrique portant le guidon, gravé sur la partie supérieure de la mention "E Lefaucheux Brté SGDG à Paris". Le barillet est percé de six chambres placées symétriquement autour d’un canal cylindrique dans lequel est engagé l’axe du barillet. Il est sans jeu et parfaitement indexé. Anneau de calotte en fer avec pivot et goupille. Toutes les pièces sont au même numéro "35 w". L'arme porte le numéro de série "LF 1445".

Cette arme est dans un état proche du neuf. 

Eugène Lefaucheux : né à Paris le , mort à Cannes le 

Prix : 2600 €