Très beau fusil de chasse à doubles canons juxtaposés et doubles platines à silex, signé de Claude Rey arquebusier à Bordeaux.
Canon bleuis et dorés portant la mention "Canon tordu".
Platines à chien à col de cygne finement gravées l'une gravée "Rey", l'autre "Bordeaux".
Toutes les garnitures sont en argent massif magnifiquement ciselées de trophées, de symboles cynégétiques et d'animaux.
La crosse est de noyer choisi quadrillée et sculptée.
Arme de grande qualité et d'excellente facture. Longueur 1,28 m.

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Mousqueton de Cavalerie Modèle An IX du premier type de la manufacture de Maubeuge, caractérisé par la batterie à retroussis, la sous-garde entièrement en laiton et les battants de bretelle sans rosette.
Platine marquée Maubeuge Mafre Nale en lettres cursives, poinçon M de May Louis-François, contrôleur à Maubeuge de 1793 à 1808.
Queue de culasse marquée M an 9 en lettres cursives.
Canon : pan gauche daté X pour an X et poinçonné du M du contrôleur May.
Toutes les garnitures poinçonnées du M de May y compris la baguette.
Bois : macaron de crosse daté F AN X, pour Fructidor ou Frimaire an X, cheville R.F, portant les initiales St M de Saint Martin de Tuffet inspecteur de 1802 à 1803 et M du contrôleur May.
Ce mousqueton du 1er type est rare, surtout dans cet état, car remplacé dès l’an XI.

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Paire de petits pistolets à l'écossaise de Boutet et Fils à Versailles.
Coffres finement gravés de différents volatiles sur les côtés. Le dessous des coffres, formant sous-garde, est décoré d'urnes et de feuillages Les sous-gardes sont numérotée 333. Chiens à col de cygne. Bouton de sécurité sur le dessus.
Canons ronds décorés de guirlandes de feuillages, gravés "Boutet et Fils Versailles" en lettres cursives. L'un des pistolets est numéroté 1, l'autre 2.
Crosses en ébène, finement quadrillés, à calotte plate, ce qui est rare.
Compte-tenu du marquage, cette paire peut être datée des environs de 1810.
Nicolas Noël BOUTET (1761-1833) : arquebusier du Roy, puis Directeur de la Manufacture de Versailles, de l'An II à 1818. Il produisait des armes blanches et à feu, surtout celles de récompense, d'honneur et de grand luxe. Il acquit une immense renommée internationale pour la qualité d'exécution et l'originalité de sa production. Il ouvrit à Paris un dépôt de la Manufacture, au 1236 rue de la Loi (rue de Richelieu) en l'an XI, puis au 87 rue de Richelieu en 1807. Il essuya de graves revers financiers à la Restauration, et il se retrouva arquebusier privé, au 23 rue des Filles Saint-Thomas, de 1823 à 1831. Il eut un fils, Pierre Nicolas (1786-1816), qui fut brièvement associé à son activité ; c'est pourquoi des armes de l'entreprise Boutet portent la signature BOUTET & FILS.

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Possibilité d'acquérir en lot les trois types de carabines de Versailles, dont la rarissime carabine Modèle 1793 attribuée à la marine.

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Exceptionnelle carabine de Versailles Modèle 1793, affectée à la marine, comme en atteste l'ancre surmontée d'un bonnet phrygien frappée sur la crosse.
N.B : la marine avait été équipée de telles armes, qui permettaient à des tireurs d'élite postés dans les hunes d'ajuster avec précision les officiers des vaisseaux ennemis.
Lourd canon à pans sur toute la longueur, légèrement tromblonné à la bouche, à fortes rayures, portant le poinçon de l’inspecteur de la quatrième division, R4 surmonté d’un bonnet phrygien, dans un ovale.
Platine à corps plat frappée MANUFre A VERSAILLES., et portant le poinçon B N1 entouré de feuillage dans un ovale de Pierre Bouny.
Selon Boudriot ces marquages de platine sont ceux de l'An 7.
Monture de noyer blond de qualité, sans autre marquage que l'ancre de marine.
Bretelle d'origine à boucle de forme primitive, sans ardillon.

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Carabine de Versailles Modèle An XII pour l'Infanterie.
Lourd canon à pans sur toute la longueur, légèrement tromblonné à la bouche, à fortes rayures, poinçonné GG du réviseur Georges Godmas, qui quitte Versailles en mai 1812, J dans un ovale de l'inspecteur Jacquesson et poinçon révolutionnaire de l'inspecteur de la nième division.
La platine est frappée "Mre Imple de Versailles" en lettres capitales et porte le poinçon N dans un écu de Niçaise.
Toutes les garnitures sont poinçonnées du D en cursive de Deschaseaux.
Côté contre-platine la crosse porte, sous la joue, les initiales J.D de Jean Baptiste Deschaseaux et le macaron de crosse daté de Février 1812, avec les initiales du contrôleur Deschaseaux et de l'inspecteur Jacquesson.
Toujours côté contre-platine, cette crosse a été décorée d'émouvants porte-bonheurs : trois trèfles et un branchage.
Cette arme est en parfait état, elle présente une belle patine et tous les marquages sont homogènes.
A noter que le canon forgé sous l'ère révolutionnaire a été monté et réceptionné début 1812 par Godmas et Jacquesson, ce qui était relativement fréquent.

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