Rare revolver d'officier Modèle 1874 de Marine, de la manufacture d'armes de St Etienne, construit à seulement 1566 exemplaires entre 1878 et 1885. Celui-ci fait partie des 250 fabriqués en 1885. Il porte le numéro 1452 reporté sur toutes les pièces et l'abréviation 052 sur les têtes de vis.

L'arme est en parfait état mécanique, elle présente les mises en couleur réglementaires. Le barillet est bien indexé. L'intérieur du canon est correct.

Pan droit du canon marqué S 1885, pan gauche portant le R dans un cercle du Colonel Robert, Directeur de la manufacture de 1882 à 1891, et le T dans un cercle de l'aciérie de Thionville.

Tous les marquages correspondent exactement au modèle de marine : dessus du canon gravé Mle 1874 M, barillet portant la lettre M de la modification pour l'alésage à 12 mm de la cartouche de marine, calotte frappée de l'ancre.

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Pistolet de Cavalerie Modèle 1822 Tbis construit neuf, né à percussion et rayé d’origine.

Platine gravée Mre Impale de St Etienne, poinçonnée d’un B étoilé dans un losange.

L’intérieur de la platine est en parfait état. Toutes les pièces, ainsi que les têtes de vis portent le même repère de montage : 11. Bride de noix et gâchette sont encore bleuies.

Canon, côté droit daté S.1861 pour St Etienne et marqué MI pour Manufacture Impériale.

Côté gauche portant le très rare marquage C de 17,7 N, pour calibre de 17,7 rayé neuf (ce qui correspond aux fabrications tardives de 1861 et 1862). Il porte le B dans un cercle du directeur Briand, en poste de 1856 à 1862, et le F dans un cercle du contrôleur général principal Favarcq (1849 1861). Le dessous du canon et les pans comportent dans des losanges les poinçons des contrôleurs, ainsi que différents chiffres et lettres des bancs d’épreuve et de forge.

Côté contre-platine, figurent le nom du crossier, Jourjon.G.J et le macaron de réception. Encerclant les lettres MI (pour Manufacture Impériale), le macaron est daté JANVIER 1862 et porte, dans l’ordre les lettres B du directeur Briand, le S de St Etienne et le D du contrôleur. Ce même D couronné est frappé à côté du macaron. Enfin, on y retrouve le chiffre 8, également reporté sur la tranche de la platine près de la cheminée.

Toutes les garnitures sont poinçonnées R et B ou R et G dans des cercles. La baguette est poinçonnée et matriculée 328.

Ce pistolet est né à cheval sur 1861 et 1862, il n’a subi aucune transformation, ce qui est rare.

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Fusil Chassepot Mle 1866, deuxième type, calibre 11 mm, de la Manufacture d’Armes de Saint Etienne, gravé sur le côté gauche de la boîte de culasse St Etienne Mle 1866.

Toutes les pièces et le bois sont au même numéro, y compris la baguette : M 38475. A noter que la lettre M correspond bien aux numéros de série attribués à la manufacture de Saint Etienne.

Le côté droit de la boîte de culasse est marqué S 1871 et ME (pour Manufacture d’Etat). Le S correspond bien aux marquages de Saint Etienne. Côté gauche du canon figurent le poinçon B dans un cercle du Directeur Boigeol et J dans un cercle du contrôleur principal Jeuffroy.

La hausse, modèle 1874 à double feuillet, comporte encore son bronzage. Le canon est miroir.

Le bois et toutes les garnitures comportent de nombreux poinçons parfaitement lisibles. Le macaron de crosse est daté NOVEMBRE 1871, B. de Boigeol, S de St Etienne et J du contrôleur Jeuffroy. M.E sur la cheville pour Manufacture d’Etat.

N. B : Tous les marquages sont cohérents. Ce fusil est proche du neuf en parfait état de tir.

Baïonnette Chassepot Mle 1866 de la manufacture de Saint Etienne, avec son gousset, gravée au dos de la lame Mre d’Armes de St Etienne Février 1874.

Baïonnette et fourreau au même matricule FH 28261.

Coude poinçonné, côté contre-garde, des lettres T dans un ovale, G couronné dans un rectangle et M dans un cercle. Talon de la lame poinçonné M dans un ovale et M couronné dans un cercle.

Poignée en laiton à deux rivets.

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Mousqueton de cavalerie à tringle modèle An IX de la manufacture d'armes de Tulle. 

Platine gravée Mre Imple de Tulle, poinçonnée du C étoilé dans un ovale du contrôleur.

Le canon est daté 1812, côté gauche, dans une barrette. Côté droit il est marqué E.F, pour Empire Français. La queue de culasse est gravée Mle An 9 en lettres cursives. 

Toutes les garnitures sont poinçonnées du C étoilé du contrôleur (vraisemblablement J-Baptiste Cazamajou, nommé à Tulle en 1811), y compris le bois  côté joue, où se trouve aussi un entrelac de lettres indéchiffrable.

Le macaron de crosse porte au centre les lettres EF et est daté Sbre (pour septembre) 1812. On devine le C du contrôleur. La marque de l'Inspecteur est effacée. La crosse porte aussi le nom du crossier GEL ?? près de la sous-garde.

Cette arme est en bon état. Les marquages sont homogènes. Le bois conserve son grain et sa patine d'origine. A noter simplement un léger manque de métal à la grenadière.

N.B : ce mousqueton mériterait d'être marié au pistolet Mle An 13 de la même période et de la même manufacture, proposé sur ma galerie.

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Pistolet Modèle An XIII de la manufacture Impériale de Tulle.

Platine gravée Mre Imple de Tulle, poinçonnée du C étoilé dans un écu du contrôleur.

Le canon est daté 1813, côté gauche et poinçonné A.G dans une barrette. Côté droit il est marqué E.F, pour Empire Français. La queue de culasse est gravée Mle An13 en lettres cursives.

Toutes les garnitures sont poinçonnées du C étoilé du contrôleur (vraisemblablement J-Baptiste Cazamajou, nommé à Tulle en 1811), y compris le bois près de la queue de culasse et la baguette. 

Toutes les têtes de vis comportent deux points frappés au pointeau.

Le très beau macaron de crosse porte au centre les lettres EF et est daté d'aout 1813. Il porte le A de l'inspecteur Aÿmar nommé à Tulle en 09/1811 et le C du contrôleur.

Ce pistolet est en excellent état. Les marquages sont homogènes. Le bois n'a jamais été touché et conserve une superbe patine.

N.B : il n'est pas fréquent de trouver des An XIII de la manufacture de Tulle.

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Revolver à broche Lefaucheux, ayant appartenu au Baron Haussmann.
Il est présenté dans son coffret nécessaire plaqué de palissandre, marqueté d'argent, et portant le monogramme GEH, pour Georges, Eugène HAUSSMANN, surmonté d'une couronne de baron.
L'intérieur est gainé de velours cramoisi portant la mention "Lefaucheux - Paris" en lettres argentées.
Le coffret est complet de son tournevis, de sa baguette de nettoyage, de sa boîte à graisse. Un des deux logements contient encore une vingtaine de cartouches à broche.
Le coffret est lui-même dans sa valisette de transport en peau de porc de couleur fauve.
Le revolver conserve son poli et l'intégralité de son bleu d'origine. La carcasse et le barillet sont élégamment gravés de filets. Il porte le numéro 6930.
Le dessus du canon porte la mention "Lefaucheux à Paris" et en lettres d'or le monogramme GEH sous couronne de baron.
La crosse est en ébène finement quadrillée.
Il s'agit d'une pièce historique, en excellent état de conservation, accompagnée de l'annonce de la vente aux enchères au cours de laquelle la succession du Baron et de la Baronne Haussmann a été liquidée, le 3 avril 1892.
Georges, Eugène HAUSSMANN (né le 1er janvier 1809, mort le 1er janvier 1891) : Il est nommé Préfet de la Seine en 1853 par l'Empereur Napoléon III avec mission de moderniser Paris. Sous sa direction la ville passe d'un état moyenâgeux à la modernité en seulement 17 ans : création de larges boulevards, d'immeubles uniformes et lumineux, de 600 kilomètres d'égouts, de 175 kilomètres de voiries, de parcs et d'espaces verts. Il fait de Paris la capitale, que le monde entier nous envie aujourd'hui.
Eugène LEFAUCHEUX (né le 14 septembre 1832, mort le 24 mars 1892 ) : célèbre armurier influencé par Samuel Colt, dont il a fait connaissance au salon de Londres. Il dépose son premier brevet le 15 avril 1854 (brevet 019380) qui donnera naissance à son fameux revolver à broche « modèle 54 ». La gloire et la reconnaissance arrivent avec la signature et la vente partielle de son brevet du 15 avril 1854 à la Marine française le 8 mai 1858.

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